Red Star – Bourg-Peronnas (0-1) : La Jules Rimet Académie se ré-introduit et livre ses notes
Par Porthos Molise, en direct de l’Olympic,
C’est déjà la rentrée ? Ah bah voui, ça y ressemble. Alors qu’un vague sentiment estival se dépose en douceur sur la Plaine de France, le Red Star nouveau a déjà commencé la saison (nouvelle?) hors de toute pusillanimité.
Le projet est ambitieux et la partie loin d’être gagnée, comprenez que cette année par la magie des décisions de la fédé qui changent tous les quatre matins, il y aura pas moins de six relégués en fin d’année. Tout ça pour avoir une troisième division à dix-huit club pour – parait-il – resserrer le niveau.
Bon, les mecs, je me dis que quand ils prennent des décisions pareilles, c’est qu’il n’ont pas vu le niveau de la division justement. Parce que à part deux trois club au dessus et au dessous du lot, le reste c’est du kif-kif et du bourricot.
‘Fin bref, avec les relégations à venir et les gros poissons cul-de-jatte qui nous viennent de l’étage au dessus (la ligue d’eux), autant dire que rien ne doit être laissé au hasard… Comme un symbole de changement d’entraîneur au mois de juillet dans un club anisé.
Nous, on a pas ce problème, Doudou (kantié) est reconduit hautement dans ses fonctions, en rapport à sa saison précédente de ouf malade qu’il nous a sauvé la mise qu’on a eu chaud au cul de ne pas redescendre en CFA se taper des déplacements à Drancy ou ailleurs. Adjoint d’un certain Marlet, Steve de son prénom, et aidé d’un recruteur au nom de mafioso à la liste de contact longue comme l’excroissance naturelle de Claude Makelélé, Doudou est censé avoir pu préparer le groupe qu’il voulait, avec les joueurs qu’il désirait (se) mettre dans son groupe.
Alors ces petits nouveaux, qui sont-ils ? Et les anciens, sont-ils restés ? La France gagnera-t-elle la coupe du Monde 2014 ? Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle ?
Je vais vous répondre, mais laissez-moi un peu le temps de mettre mes idées en place. Parce que je reviens de vacances, et je ne connais pas la moitié des joueurs.
Ceci dit, apprendre le nom des nouveaux et leurs qualités et/ou défaut, je sais faire, sisi j’vous jure. Même si c’est cérébralement agressif, ça reste moins épuisant qu’une branlette quand on a pas vraiment envie.
Exit Bezouien, Malfleury et Touatinho qui s’en vont couler leurs carrières respectives dans d’obscurs clubs sans ambitions ni moyens, bienvenue aux jeunots de l’an neuf ! Dans la catégorie « jeune en devenir mais qui n’a pas eu sa chance dans son club formateur », citons Despois « Paul Scholes » (Amiens), le petit Gibaud qui nous vient du Mans (il a compris que quitte à jouer pour un club niveau National, autant le faire chez celui qui a un(e) palmarès, histoire, stade, base de supporters, rayez la mention inutile), mais également Oudrhiri from ze Racing et bien sûr le petit Queudrue dont l’arrivée a déjà provoqué quelques éjaculations (extra)sportives du côté de Saint-Ouen.
Il y a en a d’autres dont l’énumération serait fastidieuse. Ça fait neuf arrivées pour bien plus de départs. Groupe resserré pour avoir bien chaud en hiver. En espérant que ça tienne.
Encore ému de ces retrouvailles, c’est d’un pas altier que je me dirige vers le Stade Bauer, écrin rustique d’un club suranné, en ne négligeant pas l’étape obligatoire à l’Olympic parce qu’il fait chaud.
Akli, le patron du bar, avait bien essayé de nous fourguer une augmentation de tarif en cours d’année, sous prétexte de concerts et je n’sais quoi… J’ten fiche. A l’Olympic, le verre c’est deux boules. Et pis c’est tout.
Et pour bien commencer la saison, rien de tel qu’une défaite à domicile face à un promu au nom quelconque, le sublimissime FC Bourg-Peronnas. En voici un résumé approximatif :
0e : Les joueurs arrivent sur le terrain. Cérielo se trompe de côté en s’installant à droite de la défense. Gibaud arrive à son tour et lui dit que c’est sa place. Cériélo s’en va en pleurant vers le côté gauche.
0e : l’arbitre siffle le début de la partie. Les joueurs se regardent.
5e : Le match commence.
25e : Les attaquants du Red passe la ligne médiane.
45e : Mi-temps.
48e : Tir puissant de Dieye. Il abat un aigle qui passait par là à dix mille mètres d’altitude.
55e : Dieye s’énerve contre une brique qui l’a regardé de travers.
60e : Un attaquant adverse effleure le talon de Queudrue. L’arbitre accorde cinq minutes d’arrêt pour soigner le péronnassien à terre.
70e : Se promenant dans la surface, un joueur de Péronnas pousse la ballon sans le faire exprès. But ! Tandis que Dieye fouette ses partenaires, le coach exprime tout son désarroi : « Ah bon ? »
80e : Réaction des RedStarmen qui décident de bouder.
82e : Les joueurs rentrent aux vestiaires.
90e : L’arbitre accorde quatre minutes de temps additionnel, le temps aux supporters de se raconter leurs dernières vacances.
94e : L’arbitre quitte le terrain dans l’indifférence générale.
Gibaud (2/5) : Défend, mais se troue, mais défend, mais se troue. Et ne monte pas.
Queudrue (4/5) : Aha, on va vouère ce qu’on va vouère !
Allegro (4/5) : Avec Queudrue, la doublette gagnante, malgré un but évitable. Digne dans la défaite.
Cériélo (3/5) : Comment flinguer le niveau d’un mec ? Tu le mets à un autre poste.
Dieye (3/5) : Collectionne les biscottes et distribue les pains. Ulcère en vue. Remplacé par Oudhriri à la 80e.
Meliani (0/5) : Déjà surnommé Casper. Certains ont douté de sa présence. Perso, j’attend toujours des preuves.
Sarr (1/5) : Hey ballon, ballon, ballon… Bon, rend-le maintenant, rend-le ! Fifi, tu rends le ballon à monsieur.
Lafon (1/5) : Petit, lent, inutile. Remplacé par Sall à la 70e.
Despois de Folleville (3/5) :
Sabin (2/5) : trois occases, zéro tirs. Statistics doesn’t lie.
Durbant (NN) : Rien. Mais en même temps, sans milieu que faire ?
Oudhriri (NN) : « Alors, gamin, on a joué sans milieu pendant quatre-vingt minutes, alors ce que tu vas faire, c’est prendre le jeu à ton compte, réorienter tes partenaires et gagner le match. Tu as dix minutes. » Non sérieusement ?
- Si vous souffrez d’insomnie, Porthos vous invite à regarder le match en entier en cliquant sur le lien, là.
- Des panneaux publicitaires à Bauer, le changement c’est maintenant.
- Un nouveau chant a été proposé aux supporters, il contient deux phrases entières avec verbe et COD. Le Kop l’aura facilement assimilé pour le début de saison prochaine.
- Aucuns liens, fils unique.
Cordianalement,
Porthos Molise,
C’est déjà la rentrée ? Ah bah voui, ça y ressemble. Alors qu’un vague sentiment estival se dépose en douceur sur la Plaine de France, le Red Star nouveau a déjà commencé la saison (nouvelle?) hors de toute pusillanimité.
Le projet est ambitieux et la partie loin d’être gagnée, comprenez que cette année par la magie des décisions de la fédé qui changent tous les quatre matins, il y aura pas moins de six relégués en fin d’année. Tout ça pour avoir une troisième division à dix-huit club pour – parait-il – resserrer le niveau.
Bon, les mecs, je me dis que quand ils prennent des décisions pareilles, c’est qu’il n’ont pas vu le niveau de la division justement. Parce que à part deux trois club au dessus et au dessous du lot, le reste c’est du kif-kif et du bourricot.
‘Fin bref, avec les relégations à venir et les gros poissons cul-de-jatte qui nous viennent de l’étage au dessus (la ligue d’eux), autant dire que rien ne doit être laissé au hasard… Comme un symbole de changement d’entraîneur au mois de juillet dans un club anisé.
Nous, on a pas ce problème, Doudou (kantié) est reconduit hautement dans ses fonctions, en rapport à sa saison précédente de ouf malade qu’il nous a sauvé la mise qu’on a eu chaud au cul de ne pas redescendre en CFA se taper des déplacements à Drancy ou ailleurs. Adjoint d’un certain Marlet, Steve de son prénom, et aidé d’un recruteur au nom de mafioso à la liste de contact longue comme l’excroissance naturelle de Claude Makelélé, Doudou est censé avoir pu préparer le groupe qu’il voulait, avec les joueurs qu’il désirait (se) mettre dans son groupe.
Alors ces petits nouveaux, qui sont-ils ? Et les anciens, sont-ils restés ? La France gagnera-t-elle la coupe du Monde 2014 ? Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle ?
Je vais vous répondre, mais laissez-moi un peu le temps de mettre mes idées en place. Parce que je reviens de vacances, et je ne connais pas la moitié des joueurs.
Ceci dit, apprendre le nom des nouveaux et leurs qualités et/ou défaut, je sais faire, sisi j’vous jure. Même si c’est cérébralement agressif, ça reste moins épuisant qu’une branlette quand on a pas vraiment envie.
Le Reste tard ?
Si vous avez lu ma dernière académie, vous constaterez que je me suis allègrement planté au jeu du qui-reste-part. J’en conçois par ailleurs un fort atermoiement vu la qualité toute relative des nouvelles recrues.Exit Bezouien, Malfleury et Touatinho qui s’en vont couler leurs carrières respectives dans d’obscurs clubs sans ambitions ni moyens, bienvenue aux jeunots de l’an neuf ! Dans la catégorie « jeune en devenir mais qui n’a pas eu sa chance dans son club formateur », citons Despois « Paul Scholes » (Amiens), le petit Gibaud qui nous vient du Mans (il a compris que quitte à jouer pour un club niveau National, autant le faire chez celui qui a un(e) palmarès, histoire, stade, base de supporters, rayez la mention inutile), mais également Oudrhiri from ze Racing et bien sûr le petit Queudrue dont l’arrivée a déjà provoqué quelques éjaculations (extra)sportives du côté de Saint-Ouen.
Il y a en a d’autres dont l’énumération serait fastidieuse. Ça fait neuf arrivées pour bien plus de départs. Groupe resserré pour avoir bien chaud en hiver. En espérant que ça tienne.
Bauer en été :
C’est tout un poème… Le vrai Paris ici-présent, celui qui n’existe plus de l’autre côté du périph où les bobos d’hier sont les réac’ d’aujourd’hui, ce Paris qui s’appelle Saint-Ouen, Saint-Denis ou Aubervilliers me rappelle à son bon souvenir. Ses petites échoppes typiques, ses commerces de proximité en bas d’immeuble, ses tours hospitalières, ses petites habitations écolo auto-construites (vulgairement appelées bidonville par des gens qui n’y connaissent rien), sa population riante et ses touristes égarés dont la naïveté confondante profite tant à l’économie locale.Encore ému de ces retrouvailles, c’est d’un pas altier que je me dirige vers le Stade Bauer, écrin rustique d’un club suranné, en ne négligeant pas l’étape obligatoire à l’Olympic parce qu’il fait chaud.
Akli, le patron du bar, avait bien essayé de nous fourguer une augmentation de tarif en cours d’année, sous prétexte de concerts et je n’sais quoi… J’ten fiche. A l’Olympic, le verre c’est deux boules. Et pis c’est tout.
Et il y a eu match…
La place de l’équipe-qui-gagne-tout-et-qui-va-s’emmerder-toute-l’année ayant déjà été prise par le FC Metz, il ne reste plus que la place de l’équipe-qui-va-galérer-à-jouer-comme-une-merde-et-faire-dans-son-froc-jusqu’à-la-dernière-journée de disponible. Place que le Red Star se fera un honneur de prendre, comme un symbole de retour aux automatismes de l’année précédente.Et pour bien commencer la saison, rien de tel qu’une défaite à domicile face à un promu au nom quelconque, le sublimissime FC Bourg-Peronnas. En voici un résumé approximatif :
0e : Les joueurs arrivent sur le terrain. Cérielo se trompe de côté en s’installant à droite de la défense. Gibaud arrive à son tour et lui dit que c’est sa place. Cériélo s’en va en pleurant vers le côté gauche.
0e : l’arbitre siffle le début de la partie. Les joueurs se regardent.
5e : Le match commence.
25e : Les attaquants du Red passe la ligne médiane.
45e : Mi-temps.
48e : Tir puissant de Dieye. Il abat un aigle qui passait par là à dix mille mètres d’altitude.
55e : Dieye s’énerve contre une brique qui l’a regardé de travers.
60e : Un attaquant adverse effleure le talon de Queudrue. L’arbitre accorde cinq minutes d’arrêt pour soigner le péronnassien à terre.
70e : Se promenant dans la surface, un joueur de Péronnas pousse la ballon sans le faire exprès. But ! Tandis que Dieye fouette ses partenaires, le coach exprime tout son désarroi : « Ah bon ? »
80e : Réaction des RedStarmen qui décident de bouder.
82e : Les joueurs rentrent aux vestiaires.
90e : L’arbitre accorde quatre minutes de temps additionnel, le temps aux supporters de se raconter leurs dernières vacances.
94e : L’arbitre quitte le terrain dans l’indifférence générale.
L’équipée belle :
Bouet (N/N) : Pas d’arrêt, pas de note.Gibaud (2/5) : Défend, mais se troue, mais défend, mais se troue. Et ne monte pas.
Queudrue (4/5) : Aha, on va vouère ce qu’on va vouère !
Allegro (4/5) : Avec Queudrue, la doublette gagnante, malgré un but évitable. Digne dans la défaite.
Cériélo (3/5) : Comment flinguer le niveau d’un mec ? Tu le mets à un autre poste.
Dieye (3/5) : Collectionne les biscottes et distribue les pains. Ulcère en vue. Remplacé par Oudhriri à la 80e.
Meliani (0/5) : Déjà surnommé Casper. Certains ont douté de sa présence. Perso, j’attend toujours des preuves.
Sarr (1/5) : Hey ballon, ballon, ballon… Bon, rend-le maintenant, rend-le ! Fifi, tu rends le ballon à monsieur.
Lafon (1/5) : Petit, lent, inutile. Remplacé par Sall à la 70e.
Despois de Folleville (3/5) :
Sans ballon, sans ballon,
Sans ballon à venir
Sans ballon, sans ballon,
Qu’est-ce courir veut dire ?
Sans ballon, Sans balloooooon…
(remplacé par Durbant à la 80e).
Sabin (2/5) : trois occases, zéro tirs. Statistics doesn’t lie.
Les Reds du banc :
Sall (NN) : Avec ou sans, aucun changement.Durbant (NN) : Rien. Mais en même temps, sans milieu que faire ?
Oudhriri (NN) : « Alors, gamin, on a joué sans milieu pendant quatre-vingt minutes, alors ce que tu vas faire, c’est prendre le jeu à ton compte, réorienter tes partenaires et gagner le match. Tu as dix minutes. » Non sérieusement ?
Les mecs d’en face :
Meilleur défense du Natianal, zéro but les fumures. Ça viendra mais attention, ils adoptent la tactique Grenoble saison 2008-2009… Soit du beau jeu en perspective.Ayons la défaite joyeuse, la saison va être longue :
- Début de saison plutôt pourri, mais ce sera toujours difficile d’égaler le record de l’année dernière : sept défaites d’affilée à domicile. Record à battre.- Si vous souffrez d’insomnie, Porthos vous invite à regarder le match en entier en cliquant sur le lien, là.
- Des panneaux publicitaires à Bauer, le changement c’est maintenant.
- Un nouveau chant a été proposé aux supporters, il contient deux phrases entières avec verbe et COD. Le Kop l’aura facilement assimilé pour le début de saison prochaine.
- Aucuns liens, fils unique.
Cordianalement,
Porthos Molise,